jeudi 15 juillet 2010

La fin des sacs de plastique!

Il est de plus en plus rare de croiser des gens à la sortie des commerces qui utilisent encore des sacs de plastique. Maintenant, ce ne sont plus ceux qui amènent leurs sacs réutilisables qui sont marginaux, mais plutôt ceux qui ne le font pas. Un changement d’attitude causé par un heureux mélange de législation municipale favorable et de pressions faites par certains groupes, consommateurs et quelques commerçants précurseurs. D’ailleurs, les grandes chaînes d’alimentation y sont pour quelque chose avec leur taxe de 0,05 $ imposée pour chaque sac demandé dans leurs magasins.

Un projet-pilote de la chaîne d’alimentation Loblaws a démontré que l’imposition d’une telle taxe entraîne une diminution de l’utilisation des sacs conventionnels de l’ordre de 55 à 75 pour cent. Le rabais de 0,05$ jadis donné pour l’utilisation d’un sac réutilisable, lui, diminuait de seulement quatre pour cent leur utilisation. Voilà pourquoi les grandes chaînes d’alimentation emboîtent le pas avec cette mesure.

Devons-nous nous réjouir de ces avancées dans le domaine de l’alimentation? Bien sûr que oui, puisque ce secteur représente l’un des plus fréquentés par les consommateurs. Qui ne va jamais à l’épicerie? Les améliorations apportées dans ces magasins sont en voie de faire changer du tout au tout un comportement chez les consommateurs qui sont susceptibles de l’étendre à l’ensemble de leurs achats.

D’autre part, il est aussi souhaitable que les plus petits commerçants encore réticents emboîtent le pas ou, à tout le moins, qu’ils modifient leur comportement en n’offrant plus systématiquement un sac lorsqu’un consommateur se présente à la caisse.

Parlant de sacs de plastique, un avis émis en 2007 par Recyc-Québec concernant les sacs d’emplettes stipulait que leur utilisation avait moins d’impact sur l’environnement s’ils sont réemployés et recyclés que la plupart des sacs compostables. C’est que ces derniers émettent, s’ils ne sont pas compostés, des gaz à effet de serre durant leur décomposition au lieu d’enfouissement. Le problème est qu’ils sont rarement compostés, surtout dans notre région où il n’existe aucune infrastructure pour assurer la collecte de ces matières.

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