jeudi 17 mars 2011

Etes-vous victime d’écoblanchiment?

Vous est-il déjà arrivé de regarder une publicité de véhicule utilitaire sport hybride à la télévision qui vantait les vertus écologiques du produit? Vous avez cru à ces affirmations? Eh bien, vous avez été victime d’écoblanchiment. C’est que ce véhicule consomme plus de carburant qu’une petite voiture à essence.

L’écoblanchiment, est un procédé de marketing utilisé par une organisation dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été investi en publicité « verte » que pour de réelles actions en faveur de l'environnement. D’ailleurs, une étude de TerraChoice nous apprenait en 2010 que 95 % des produits commettaient un ou plusieurs des sept péchés de l’écoblanchiment ou de mascarade écologique. Le premier est celui du compromis caché, qui consiste à mettre de l’avant des bienfaits écologiques d’un produit tout en occultant un autre.

Le deuxième est celui d’absence de preuve, comme les produits faits de papier recyclé sans détail sur cette provenance. Ensuite, il y a le concept « du tout naturel ». Certains produits l’affichent alors qu’il faut comprendre que certaines composantes de produits tels que l’arsenic, le mercure ou l’uranium sont naturels, sans pour autant être bons pour la santé et l’environnement.

Vient ensuite le péché de la non-pertinence, commis lorsqu’on affirme quelque chose sur une étiquette alors que la loi l’y oblige. Par exemple, le fait d’afficher qu’un produit ne contient pas de chlorofluorocarbures (CFC) alors que son usage est banni partout au pays. Le « péché du moindre des deux maux » consiste à donner une allure écologique à un produit qui ne pourra jamais l’être de par sa réelle nature, une cigarette biologique par exemple.
Le sixième est celui de la fabulation qui se dit des produits conformes à une norme ou une certification sans vraiment l’avoir obtenue, donc sans preuve. Le dernier est celui de l’autoproclamation, lorsqu’un produit affiche des prétentions écologiques avec une éco-étiquette mensongère car non reconnue par une tierce partie neutre.

Comment éviter ces pièges? Il faut se fier à des certifications fiables, tel qu’Écologo, ÉcoCert, Énergy Star ou Forest Stewardship Council (FSC) et faire des recherches lorsque vous tombez sur un produit avec une certification inconnue ou qui semble louche. Soyez vigilants avec les produits «verts » !

Vous aimeriez en savoir plus ?
-TerraChoice : http://sinsofgreenwashing.org/findings/greenwashing-report-2009/
-« Le grand mensonge vert » livre de Jean-Sébastien Trudel
-www.goodguide.com : liste de produits de consommation courants évalués selon 3 critères : la santé, l’impact sur l’environnement et la société. (disponible en anglais seulement)

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