mardi 2 août 2011

Qu’est-ce que l’écologie industrielle?

Connaissez-vous le concept de l’écologie industrielle? Ce domaine étudie les moyens pour les industries de réduire leurs effets négatifs sur l’environnement en rapprochant leur fonctionnement à celui, cyclique, des écosystèmes. Concrètement, l’écologie industrielle peut se traduire par l’utilisation des déchets produits par une industrie comme matières premières pour une autre*. Ainsi, pour augmenter l’efficacité de ces collaborations, le rapprochement physique des industries complémentaires sera favorisé.

Si le tout peut rester un peu flou, voici quelques exemples démontrant que l’écologie industrielle peut se traduire par des occasions d’affaires très intéressantes, tant économiquement qu’environnementalement.

Le Parc thermique de Senneterre, en Abitibi, tire avantage des rejets thermiques de la centrale à biomasse de Boralex pour développer une zone d’activité agricole, agro-industrielle et piscicole.

Le Complexe environnemental Saint-Michel à Montréal est situé sur un ancien site d’enfouissement en réhabilitation. Il accueille l’entreprise Gazmont qui transforme les biogaz rejetés par le site en électricité (vendue à Hydro-QC) et en vapeur. Cette vapeur comble les besoins de chauffage de la TOHU, située sur le même site.

Plus prêt de nous, l’entreprise Palco à Danville met en action les principes de l’écologie industrielle en récupérant des résidus de bois pour la fabrication de ses produits et en écoulant d’autres matières vers des clients.

En terminant, il est important de relever un outil du domaine de l’écologie industrielle pouvant grandement aider les entreprises : la Bourse des résidus industriels du Québec (BRIQ). Gérée par le CTTÉI et ses partenaires, la BRIQ permet aux industries d’afficher leurs sous-produits sur un site Internet afin d’en obtenir le meilleur prix auprès de celles désirant les utiliser comme matières premières dans leur production.

*Ces deux définitions sont tirées la publication Web Vocabulaire du développement durable par l’Office québécois de la langue française, parue en avril 2011.

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